Témoignage du Docteur Sylvain Pourchet,

Vice-président du Fonds pour les soins palliatifs

Pourquoi avez-vous accepté la vice-présidence du FPSP ?

 

Marqué durant mes études médicales par l’épidémie de Sida qui sévissait alors, j’ai très rapidement intégré l’équipe de soins palliatifs pionnière du Docteur Michèle Salamagne à l’hôpital Paul Brousse (AP-HP) de Villejuif. Devenu médecin responsable de cette unité, j’ai eu la grande chance de participer au développement de son activité clinique (équipe mobile, hôpital de jour…) et plus généralement à la promotion des soins palliatifs : par la formation des professionnels de santé via un Diplôme Universitaire renommé dont je me suis occupé pour l’université Paris XI pendant 10 ans; par l’enseignement des soins palliatifs et de l’éthique médicale auprès d’autres facultés et au sein de l’espace éthique APHP; par une participation active aux travaux de la SFAP; enfin par une implication médiatique sur les grands sujets ayant traversé le développement des soins palliatifs en France.

J’ai rejoint le comité scientifique dès l’origine du Fonds pour les soins palliatifs en 2011, première initiative privée non institutionnelle d’envergure nationale soutenant le développement des soins palliatifs au travers d’actions concrètes. Pour moi, le FPSP ne se contente pas de partager les valeurs des soins palliatifs : il mise sur l’implication sociale pour porter concrètement la réalisation de projets qui au quotidien vont améliorer la qualité des soins et bénéficier aux personnes malades et à leur famille.

Une «désintermédiarisation» salutaire à l’heure où il apparaît que les solutions à l’amélioration de la qualité de vie des grands malades ne  peuvent plus venir seulement du système de santé.

Je suis fier aujourd’hui de rejoindre le conseil d’administration et d’assurer la vice-présidence au côté du Docteur Laure Copel. Le Fonds pour les soins palliatifs travaille actuellement à son changement d’échelle, dans une démarche entrepreneuriale afin de déployer plus largement son action en France et d’être au plus près des besoins sur le terrain. Je me réjouis d’accompagner son déploiement.

Je suis admiratif du travail déjà accompli en 9 ans : réunir sur le sujet des soins palliatifs avec tant de sensibilité et d’intelligence toutes ces personnes issues de mondes si variés relève de l’exploit. Il est possible dans notre pays que les choses bougent, grâce à un esprit d’entreprise renouvelé et grâce à une équipe engagée.