Remise du rapport Dominique LIBAULT sur la perte d’autonomie et la dépendance 

Le rapport Dominique LIBAULT sur la perte d’autonomie et la dépendance a été remis à notre ministre Agnès BUZYN le 28 mars dernier. Nous vous proposons quelques extraits du discours prononcé par Agnès BUZYN lors de la remise du rapport.

« L’urgence qu’il y a à accompagner et à soutenir les professionnels courageux et engagés qui consacrent leur vie à nos aînés vulnérables, dans des conditions souvent difficiles voire pénibles.

Dans des conditions qui ne s’arrangent pas avec les années.

L’urgence qu’il y a à libérer les personnes âgées du sentiment d’être un fardeau pour leurs proches, et de l’insoutenable culpabilité qui l’accompagne.

L’urgence qu’il y a à ne plus condamner aucun de nos aînés à une solitude qui tue plus sûrement encore que le vieillissement du corps.

Et il s’est déjà trouvé des volontés individuelles mais aussi politiques pour tenter d’y répondre.

Des volontés individuelles par millions, car nos concitoyens se sont organisés pour soutenir leurs êtres aimés ; et car nombre de professionnels se sont engagés avec passion et sollicitude.

L’heure est venue de la grande prise de conscience.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux. Le mur est trop proche et demain il sera trop tard.

La société française de 2050, dans laquelle près de 5 millions de Français auront plus de 85 ans et dans laquelle le nombre d’aînés en perte d’autonomie aura presque doublé, cette société se construit aujourd’hui.

C’est donc aujourd’hui qu’il nous faut agir, et sur tous les fronts, pour intégrer enfin le risque de la perte d’autonomie des personnes âgées dans la structure même de nos politiques sociales. »

Mesdames et messieurs,

Regarder le grand âge en face, dans sa vérité, c’est la dignité d’une société adulte, d’une société qui a la force d’accompagner les siens debout et jusqu’au bout.

C’est aussi déplacer son regard, faire un pas de côté vers cette fragilité qui nous attend tous et qui nous ramène à la beauté de la vie, au sérieux de l’existence.

C’est là une pensée très ancienne et très personnelle, que j’aimerais partager avec vous.

Elle tient à ce que, dans mes activités passées, j’ai été confrontée à la mort de patients souvent jeunes, voire très jeunes.

Face à ces morts injustes et révoltantes, je me suis toujours dit que vieillir était une chance.

C’est une chance qui, par définition, n’est pas donnée à tout le monde.

C’est la chance, peut-être, de voir grandir ceux qu’on aime. De poursuivre longtemps les découvertes.

Et je voudrais que les Français en aient conscience.

Nous aurons réussi la réforme du grand âge lorsque nous en aurons fait un moment privilégié, serein et apaisé, et non plus un moment redouté et caché.

Un moment dont la liberté et la joie ne seront plus exclus. Un moment qui ne se vivra plus dans la solitude.

Un moment, en définitive, qui aura tout autant de prix que les autres.

La vie vaut la peine d’être vécue jusqu’au bout.

Je vous remercie.

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Et pour cela nous avons besoin de votre soutien financier et de vos dons généreux.
Nous vous remercions de votre aide précieuse qui nous permet de poursuivre plus largement notre mission engagée.
Une société bien portante se voit à la manière dont elle s’occupe des personnes âgées. Ne l’oublions pas car demain nous serons aussi concernés!

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