Focus sur les approches complémentaires à domicile à l’heure du post-confinement

En cette période de post-confinement, les approches complémentaires revêtent une importance particulière : elles peuvent aider les personnes malades et leur proche aidant à évacuer les tensions et le stress générés par le confinement, et rompent l’isolement de ces personnes. Mais chacun doit s’adapter pour assurer la sécurité des personnes malades, de leur proche aidant et des intervenants : gestes barrières, masques, blouses, protocoles de sécurité accrus.

Pendant le confinement

En Midi-Pyrénées, les réseaux Arpège (Gers), Icare (Lot), Palliance (Aveyron), Relience (Haute-Garonne), Resapy (Hautes-Pyrénées), Reso 82 (Tarn et Garonne), Resopalid (Tarn) ont bien entendu suspendu les approches complémentaires à domicile développées dans le cadre du projet porté par la Fédération Reso Occitanie et accompagné par le FPSP.

Certains intervenants ont pu conserver un lien téléphonique avec les personnes et leur proche aidant. En Hautes-Pyrénées, les intervenants en activité physique adaptée ont poursuivi les séances… en « visio » pour les personnes les plus nécessiteuses de cette activité.

Activité des réseaux à distance

Si un réseau a pu continuer à se rendre à domicile, les autres ont dû organiser leur activité première – la coordination des soins à domicile – différemment : visioconférence et téléphone ont été bien utiles, même si le télétravail n’est pas toujours simple selon les endroits !

Avec l’annonce de la fin du confinement, les réseaux sont restés prudents et reprennent leur activité avec toutes les précautions nécessaires.

Reprise dans le respect de chacun…

La reprise des séances d’approches complémentaires se fait progressivement, même si tous les intervenants sont volontaires ! La situation de chaque personne malade et de chaque aidant doit être réévaluée, la balance bénéfice/risque étant proportionnelle au vécu de chacun. Les bénéficiaires des approches complémentaires doivent pour certains surmonter leur appréhension à l’idée d’accueillir des intervenants extérieurs : accepter la visite de personnes dans cette période de post-confinement n’est pas forcément facile, même si cela rompt l’isolement. Le médecin traitant peut également être consulté par les équipes des réseaux pour connaître le degré de risque de contagion des personnes.

…et en toute sécurité

Les séances individuelles sans contact (hypnose, sophrologie, etc.) ne représentent aucun risque. En revanche, les séances de groupe (sophrologie, musicothérapie) doivent respecter les distances physiques nécessaires à la protection des personnes. Le nombre limité de personnes n’est pas un obstacle à la reprise de ces séances : les groupes sont constitués de moins de 10 personnes.

Les séances individuelles avec contact (toucher-détente, socio-esthétique, etc.) nécessitent quant à elles des protocoles de sécurité supplémentaires que les intervenants auront à cœur de respecter.

 

Ruthélie Brau, responsable projets